La Journée QP du 26 septembre 2016, à Québec
Un franc succès !

Plus de 250 pharmaciens se sont réunis le 26 septembre 2016 au Bonne Entente de Québec pour participer à la deuxième journée Québec Pharmacie, une activité pour laquelle l’Ordre des pharmaciens du Québec a octroyé cinq unités de formation continue.

Très chargé, le programme a particulièrement plu aux pharmaciens présents. Les trois conférences et les deux ateliers de la journée leur ont donné l’occasion d'en apprendre davantage sur des lignes directrices tout récemment mises à jour, sur des nouveautés pharmacologiques commercialisées il y a peu de temps ou sur certains effets indésirables graves, ou encore d’approfondir une activité de la Loi 41 en mettant de l’avant leur jugement professionnel.

Le programme de cette deuxième journée QP a été entièrement conçu et mis sur pied par le comité de rédaction de Québec Pharmacie.

Les différentes classes d'antidépresseurs et d'adjuvants

La journée a démarré par une mise à jour dans la pharmacothérapie du trouble dépressif, conférence présentée par la pharmacienne Karolann Arvisais, de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Mme Arvisais a présenté les particularités des différentes classes d’antidépresseurs et d’adjuvants utilisés dans le traitement du trouble dépressif, de même que les stratégies thérapeutiques et les combinaisons utiles dans le traitement du trouble dépressif. Elle a, de plus, défini la place des nouveaux traitements dans l’arsenal thérapeutique du trouble dépressif. La conférence de Karolann Arvisais a été d’autant plus appréciée que de nouvelles lignes directrices venaient à peine d’être publiées sur le trouble dépressif.

Nouveautés dans le traitement de l’insuffisance cardiaque

A suivi la conférence de Louis-Étienne Marchand sur les nouveautés dans le traitement de l’insuffisance cardiaque. M. Marchand est pharmacien à l’Hôtel-Dieu de Lévis. Il pratique auprès des patients hospitalisés en cardiologie ainsi qu’à la clinique d’insuffisance cardiaque de l’établissement. Sa conférence avait pour objectifs de décrire les traitements pharmacologiques de l’insuffisance cardiaque, de définir la place du sacubitril/valsartan (EntrestoMD) dans la thérapie et, enfin, de connaître les précautions et éléments de suivi des traitements.

Cas peu communs d'effets indésirables dans la COU

En après-midi, les participants ont assisté à deux ateliers. Le premier, présenté par la pharmacienne Vicky Gélinas, responsable de la chronique Pharmacovigilance de Québec Pharmacie, a porté sur des cas peu communs d’effet indésirable. Vicky Gélinas pratique à l’Hôpital Enfant-Jésus du CHU de Québec-Université Laval, auprès des patients hospitalisés à l’unité de médecine interne. Dans le cadre de son atelier, où elle a abordé trois cas cliniques de pharmacovigilance – notamment un cas d’acidocétose –, elle a partagé avec les pharmaciens présents les impacts et les conséquences des effets indésirables médicamenteux et a proposé une conduite thérapeutique pour chacun des cas cliniques.

La place de l’ulipristal

Le second atelier a porté sur la place de l’ulipristal (EllaMD) dans la contraception orale d’urgence. Le pharmacien Michel Gagnon, chargé d’enseignement à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval, a positionné ce nouveau contraceptif oral d’urgence par rapport au lévonorgestrel. Bien que l’ulipristal présente des avantages en lien avec l’efficacité de la COU dans certaines circonstances, on doit tenir compte de quelques précautions. Michel Gagnon a aussi abordé la gestion des oublis de contraceptifs hormonaux, dans le contexte où les plus récentes recommandations à cet effet n’incluaient pas l’ulipristal dans les algorithmes.

Infections urinaires et Loi 41

Cette journée de formation continue s’est achevée par la conférence du pharmacien Christophe Augé. Ce dernier pratique la pharmacie communautaire à Sherbrooke, tout en étant chargé de cours à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, au sein du programme de Qualification en pharmacie. Christophe Augé, co-responsable de la chronique À vos soins de Québec Pharmacie (avec la pharmacienne Sophie Grondin), est aussi le président de l’Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec. Sa conférence, intitulée « Infection urinaire et Loi 41 : applications pratiques », a porté sur les distinctions à faire entre la partie réglementaire et celle reliée au jugement professionnel lorsqu’il est question de prodiguer des soins pharmaceutiques chez une femme dans un contexte d’infection urinaire. Il a aussi rappelé le type de cas nécessitant une référence à un médecin ou à une infirmière praticienne spécialisée (IPS). Enfin, il a insisté sur l’importance de communiquer avec ces autres professionnels de la santé de façon succincte.

Retrouvez le contenu de ces conférences dans le numéro deQuébec pharmacie d’octobre 2016

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