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09/06/2021

Étiquetage: Santé Canada déconseille la prise d’AINS dès la 20e semaine de grossesse

Santé Canada va mettre à jour l’étiquetage sur la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), vendus sur ordonnance et en vente libre, pour informer les femmes enceintes de ne pas les consommer à partir de la 20e semaine de grossesse.
une femme enceinte tient une pilule et un verre d'eau

Alors que les AINS demeurent contre-indiqués pendant le troisième trimestre, ils le deviennent désormais dès la 20e semaine jusqu’à la fin de la grossesse, à moins d’un avis contraire d’un professionnel de la santé.

Les étiquettes des AINS conseillent déjà aux femmes enceintes de consulter leur professionnel de la santé avant de prendre ces médicaments, mais elles seront mises à jour afin d'afficher la nouvelle contre-indication.

Après avoir examiné leur innocuité l'automne dernier pour donner suite à un communiqué émis par la Food and Drug Administration (FDA) sur le sujet, Santé Canada a confirmé que les AINS - comme l'acide acétylsalicylique (aspirine), l'ibuprofène, le naproxène, le diclofénac et le célécoxib - peuvent entraîner de graves problèmes rénaux chez le foetus, bien que rares. Ces derniers peuvent entraîner une diminution de la quantité de liquide amniotique et des complications, telles qu’une maturation pulmonaire déficiente et une perte de mouvement des articulations chez le nouveau-né. 

Dans le cas où un professionnel de la santé juge néanmoins que leur utilisation est nécessaire pendant la période critique de la grossesse, Santé Canada recommande d’utiliser la dose efficace la plus faible et pendant la plus courte durée possible. Il est aussi conseillé de surveiller au moyen d’une échographie la quantité de liquide amniotique si les AINS sont utilisés pendant une durée supérieure à 48 heures. Les AINS sont typiquement utilisés pour soulager la douleur et réduire la fièvre.

Il est à noter que ces recommandations excluent l'aspirine à faible dose (81 mg), les formulations pédiatriques (pour les moins de 12 ans) ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens administrés dans les yeux.

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